La conscience et la science

Avant-propos

Le texte qui suit a été écrit par une des 1700 particpants(es) au colloque international sur la conscience et l’invisible qui s’est déroulé à Paris le 4 Février 2017. Outre l’intérêt du sujet et le brio des intervenants, ce colloque a suscité l’étonnement de voir la science et donc le rationnel s’interroger et chercher des explications à ce qui , pendant des siècles, relevait de l’irrationnel voire même de l’imagination de quelques illuminés. La rédactrice du texte , Docteure en droit et non Docteure en médecine , n’a aucune compétence dans ces différents domaines . Aussi le lecteur voudra bien excuser les lacunes, les inexactitudes, voire même les erreurs qui peuvent apparaître à la lecture. C’est uniquement l’intérêt du sujet et le besoin intellectuel d’un essai de synthèse qui l’a poussée, à partir du colloque, à faire quelques recherches via internet et à faire état du tout dans ce bref exposé.

La conscience et la science

Réflexions après le colloque du 4 février 2017 sur la Conscience et L’invisible

mer iceberg ciel bleuDepuis la plus haute antiquité, dans toutes les civilisations, les hommes ont constaté des phénomènes paranormaux vécus par certains individus et de tous temps ils se sont interrogés sur leur « conscience » : existe-t-elle en dehors du corps et elle lui survivrait  ou est-elle indissolublement liée au corps et donc elle disparaitrait avec lui ?

Toutes les religions du monde se prononcent pour la première hypothèse tandis que les scientifiques matérialistes la réfutent vigoureusement. Ainsi, soit on adhère inconditionnellement, soit on refuse car il n’y a aucune preuve : d’un coté les croyants, de l’autre coté les scientifiques matérialistes.

Depuis un siècle les progrès de la science sont tels que cette alternative n’a plus lieu d’être car l’état actuel de la médecine éclaire d’un jour nouveau ce que l’on qualifiait de phénomènes paranormaux en confirmant leur existence de manière certaine. Dès lors, il ne s’agit plus de croire ou de réfuter le paranormal mais de l’étudier avec l’aide de la médecine et de la science .

C’était le but de ce colloque au cours duquel scientifiques et médecins éminents ont fait part de leurs expériences et des conclusions auxquelles la science pourrait conduire au cours des prochaines années.

Première partie : Les expériences

Un grand changement est intervenu depuis les années 1970 : certains de ces phénomènes dits paranormaux se déroulent sous les yeux des scientifiques et qui plus est avec leur concours car ils résultent de la mise en œuvre de leur technique. En effet, avec les progrès de la médecine et notamment des techniques de réanimation, les médecins ont constaté en milieu hospitalier deux sortes d’expériences : d’une part les expériences de mort imminente (EMI) et d’autre part ce que l’on a appelé « les sorties de corps » ou « décorporations ». D’après les estimations, 60 millions de personnes dans le monde auraient vécue ce genre d’expériences dont 9 millions d’américains et 2,5 millions de français.

A ) Les expériences de mort imminente ( EMI ).

salle avec une porte ouverte sur soleil et ciel bleuEn France, c’est le Docteur Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste-réanimateur,membre de la Societé Française de réanimation qui a fait part de ces expériences et a écrit sur le sujet. En effet, il a assisté beaucoup de patients victimes d’un arrêt cardiaque avec un encéphalogramme plat. Il souligne qu’en Janvier 2001 les chercheurs ont démontré qu’après 15 secondes dans cet état il n’y a plus d’activité cérébrale. Les médecins interviennent alors et mettent tout en œuvre pour réanimer le patient, avec succès dans un certains nombres de cas. La réanimation permet donc d’aller chercher des gens qui étaient cliniquement morts, ce qui était impossible auparavant. Or, certains de ces patient, lorsqu’ils se réveillent font le récit de ce qu’ils ont vécu pendant le laps de temps de mort cérébrale. On peut dégager les principales caractéristiques de ces récits car, et cela retient l’attention, il existe beaucoup de points communs entre ces différents récits quelque soit le pays, la civilisation ou la culture du patient.

  • Impression de rentrer dans un tunnel noir
  • Entrée dans une grande lumière blanche au bout du tunnel
  • Vision de certaines personnes, les unes décédées les autres vivantes
  • Sentiment de bien-être profond
  • Sentiment de tout comprendre et envie de rester dans cette ambiance bienfaisante
  • Souvent vision de jeunes enfants dont les patients sont responsables et c’est ce qui provoque chez eux l’envie de revenir dans leur vie

Ainsi, souligne le Docteur Charbonier ils entendent et voient avec autre chose que leur cerveau qui est cliniquement mort.

En outre certaines de ces personnes vivant des EMI sont capables de percevoir des éléments de leur environnement auxquels, même en état de veille, ils n’auraient pas pu avoir accès : des conversations entre des membres du personnel médical tenues dans une pièce voisine, les détails exacts de la procédure opératoire, la marque d’un instrument chirurgical…. Tout ceci constaté et vérifié au réveil par l’équipe médicale.

B) Les sorties de corps ou décorporations.

Il s’agit ici, contrairement aux cas précédents, d’expériences vécues sans arrêt cardiaque en dehors de toute hypothèse de mort imminente. Ces expériences sont vécues dans deux contextes : soit en milieu hospitalier par des patients sous anesthésie générale ou sous hypnose, soit en dehors de tout contexte médical par des individus en pleine possession de leurs facultés et donc de leur conscience.

Les patients sous anesthésie ou sous hypnose : le cerveau est donc ralenti. Au réveil les personnes décrivent la sensation d’avoir flotté au-dessus de leur corps et comme dans les cas d’EMI elles décrivent ce qui s’est passé autour d’elles dans la salle d’opération et pour certaines d’entre elles dans des salles voisines auxquelles elles n’avaient pas accès. Tous ces faits ont été vérifiés au cours de nombreuses expériences menées par des scientifiques.

Les personnes en plein conscience hors milieu hospitalier : ces cas sont moins fréquents car ces personnes ne parlent pas volontiers par peur d’être incomprises. Elles sont lucides dans un lieu donné et elles voient ce qui se passe dans d’autres lieux parfois situés à des kilomètres de l’endroit où elles se trouvent. Ce qu’elles décrivent est vérifié et conforme à la vérité. Ces expériences peuvent débuter dès l’enfance ou commencer à l’âge adulte. Ces personnes ne comprennent pas ce qui leur arrive et peuvent s’interroger sur leur état mental. Contrairement aux cas précédents, ces expériences ne se déroulent pas en milieu hospitalier. Cependant Sylvie Dethiollaz Docteure en biologie moléculaire s’est intéressée pendant 10 ans au cas de Nicolas Fraisse en Suisse. Elle l’a testé et a validé des expériences de « sorties de corps » vécues par ce jeune homme dans un contexte scientifique puisqu’il avait accepté de collaborer et de répondre aux demandes des chercheurs.

Voir en bas de page lien Youtube concernant le témoignage de Nicolas Fraisse sur l’expérience de sortie de corps (filmé lors du colloque).

Deuxième partie : La science

 A)Les principaux centres de recherche et les hypothèses émises
    1. Un cardiologue néerlandais le Docteur Van Lommel a mené une étude avec 10 hôpitaux aux Pays-Bas sur plusieurs années. Ils ont questionné toutes les personnes susceptibles d’avoir vécu une EMI. Sur 344 patients réanimés après un arrêt cardiaque, 41 (12 %) ont expérimenté une EMI classique qui inclue une expérience de sortie de corps. Cette étude est parue en 2001 dans la prestigieuse revue médicale « The lancet ». C’est la 1ère étude prospective sur le sujet. Selon le Dr Van Lommel : en l’absence totale d’activité neuronale « le maintien des fonctions cognitives – mémoire, persistance de la conscience, perceptions et sentiments d’une grande vivacité – ne peut s’expliquer que si l’on modifie radicalement notre conception du cerveau. Celui-ci ne serait pas le support ou le producteur de la conscience mais plutôt le récepteur d’une conscience non locale ».
    2. L’université de Southampton a réalisé la plus grosse étude jamais menée sur les expériences de mort imminente. Cette étude dirigée par le Dr San Parnia a duré 6 ans de 2008 à 2014. Elle porte sur 2000 victimes d’arrêt cardiaque dans 15 hôpitaux en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Autriche. Sur 2060 cas d’arrêt cardiaque, 330 personnes ont survécu, 140 ont témoigné avoir été conscients avant d’être réanimées. Elle confirme que l’état de conscience continue après l’arrêt du cœur. Les résultats sont faibles en termes de statistique. Mais très importants au point de vue scientifique : pour la première fois le témoignage d’une personne ayant expérimenté une sortie de corps et relatant des détails dont elle n’aurait pas dû avoir connaissance, a été corroboré dans le cadre d’un dispositif scientifique.
    3. Des chercheurs de l’Université de Liège tentent de déterminer les processus physiologiques et psychologiques qui pourraient expliquer ces expériences de mort imminente. Désireux de combattre les interprétations « magiques » ils avancent l’hypothèse que les composantes d’une IME seraient imputables à l’atteinte spécifique d’une région cérébrale en raison, par exemple, d’un traumatisme crânien ou du manque d’oxygène pouvant être associé à un arrêt cardiaque. Ils admettent, cependant, l’existence de choses troublantes pour lesquelles il n’existe aucune explication scientifique. C’est le cas de patients qui, après réanimation, ont pu rapporter les conversations et les actes du personnel médical occupés à les maintenir en vie et même décrire ce qui s’était passé dans des salles voisines auxquelles ils n’avaient pas accès . Tout ceci étant corroboré par l’équipe médicale. Cependant, les chercheurs considèrent que ces cas sont trop peu nombreux pour peser leur poids en science. La crédibilité passerait, en effet, par la loi du nombre.Il y a là un refus d’admettre une conscience détachée du corps.
  1. B) La conscience intuitive extraneuronale : un nouveau concept désormais admis par la médecine française.

    Nous avons déjà cité le Docteur Jean-Jacques Charbonier médecin anesthésiste-réanimateur pour ses nombreuses expériences chez ses patients de toutes religions, de toutes cultures. Ils lui ont confié leurs témoignages aussi bien dans les cas de EMI que dans les cas de décorporation. Pour le Docteur Charbonier, il y a une conscience humaine indépendante du cerveau corporel. Il va même plus loin : quand le cerveau corporel est à l’arrêt, la personne a accès à une source d’informations plus performante que quand le corps, et donc le cerveau corporel, fonctionnent. Le cerveau peut s’arrêter mais ce qu’il appelle la conscience extra neuronale continue à fonctionner.

    Ainsi, des années d’expériences auprès de mourants, de comateux, et de personnes qui ont vécu des états de mort clinique, le conduisent à distinguer deux types de conscience :

    • La conscience analytique liée au cerveau corporel avec ses repaires. Elle est reliée à nos cinq sens.
    • La conscience intuitive extra neuronale (CIE) qui se manifeste lorsque notre cerveau ralentit son fonctionnement et qui aurait des possibilités beaucoup plus importantes avec des perceptions très étendues. La mort n’aurait aucun effet sur cette conscience. Toutes les consciences extra cérébrales de tous les individus seraient reliées au même champ de conscience universel.

    Le Docteur Charbonier estime que la pensée scientifique matérialiste qui n’accepte que la conscience produite par le cerveau est complètement dépassée par toutes les expériences qui sont constatées par médecins et savants dans le monde.

    Cependant, tout en fustigeant la pensée matérialiste, il constate une évolution remarquable dans la médecine officielle française à la date du 14 Décembre 2015 qu’il considère comme historique. Ce jour-là, l’hypothèse d’une conscience délocalisée, autonome et totalement indépendante du cerveau, est enfin reconnue dans une thèse de doctorat en médecine pour expliquer les expériences particulières vécues par celles et ceux qui ont connu un arrêt cardiaque (les fameuses IME). L’auteur fait appel au concept de conscience intuitive extra neuronale (CIE). Cette thèse soutenue à la faculté de médecine de Reims par François Lailler et dirigée par le Docteur Charbonnier, a été récompensée de façon maximale avec une mention très honorable et les félicitations du jury. C’est une grande preuve d’ouverture de la médecine.

    Ainsi, avec Frédéric Lenoir intervenant au colloque, nous pouvons non seulement espérer mais mieux encore constater que « l’étude de la conscience et l’étude du cerveau c’est la grande aventure scientifique du 21ème siècle ».

  1. Ecrit par G.G pour le site www.detente-energie.fr
  2.  © Copyright  www.detente-energie.fr
  3. Voir aussi :
  4. Retour sur dix années de recherche sur les sorties hors du corps : Hallucination ou réalité ?  https://youtu.be/DdZSswf22lg
  5. Débat Final du Colloque « La Conscience et l’Invisible » le 4 Février 2017 à la Mutualité  https://youtu.be/AwyfVr0r2o8
    Mise à jour 2018 : désormais les conférences du 4/02/2017 sont disponibles sur internet. Voir par exemple la conférence sur Dr Charbonier sur la conscience extra neuronale ici http://sco.lt/7lMwzp

Un des livres du Dr Charbonier : http://www.detente-energie.fr/la-conscience-intuitive-extraneuronale/